Notebook
octobre 10th, 2006 by didier

Parrain

Parrain, Toi mon grand-père que jamais je n’oublierai …

Le drapeau flotte toujours sur le toit du Palais royal,
Même pas en berne, pourtant c’est un roi qui parti;
Sans faire grand bruit, dans l’indifférence générale;
Seule la tristesse s’est abattue sur notre famille.

Il est parti pour son dernier voyage. Tel était son désir.
Mais je ne peux me résoudre à écrire une phrase banale
Du style « il est mort » ou « il a rendu son dernier soupir ».
Car il sera toujours présent, dans l’intimité de mon journal.

Je ne sais comment réagir face à la tristesse et au chagrin.
Je hais la mort. Elle est froide. Elle me révolte. Elle me fait peur.
Et ce ne sont pas tous ces discours qui ne riment à rien,
Qui atténueront un tant soit peu notre douleur..

Saviez-vous qu’il venait du pays ou habite la pluie
Où quand y a du soleil c’est un mauvais présage
C’est qu’il va pleuvoir c’est qu’il va faire gris
Il était chtimi jusqu’au bout des nuages.

A 9 ans, avec ses parents, le petit Charles
Quitte le continent, traverse le Chenal
A l’école d’abord, Frenchy se fait génial
Apprécier de tous avec ses allures de général.

Il n’ a connu l’école que jusqu’à treize ans
Après c’est le turbin, simple petit chasseur ,
Il gravit tous les échelon d’un métier exigeant
A Bruxelles, à Atlanta, il étais le meilleur.

A 30 ans, c’est la sortie avec les copains
La rencontre de sa belle au bois dormant
66 ans de lutte et de bonheur, main dans la main
Et cette jolie petite fille, que j’appelle maman.

Lorsque la guerre, éclate. Gros tourments
Enrôler de force, il est fait prisonnier
Il y apprend l’allemand, et fout le camp
Très Malin, il arrive chez sa Louise et son bébé.

Il est alors un papa comme il en existe trop peu,
Elevant sa fille dans une discipline de fer,
A laquelle il tenait comme à la prunelle de ses yeux;
Et dont, croyez moi, il n’était pas peu fier.

Les années passent, avec ses joies
Ses parents trépassent, le laissant sans voix
Et puis , enfin, la naissance de l’enfant roi
Son premier petit enfant, Ca c’est moi.

Il m’a élevé, il m’a éduqué, il m’a cajolé.
Dans mes yeux de gamin, il était grand.
Avec lui je me sentais vraiment exister.
Ca aussi j’essaie de transmettre à mes enfants.

Il m’a emmené à mon premier jour d’école
Pour mes cours d’Anglais, il était là aussi,
Il m’as tout appris, avec lui j’étais à bonne école,
Celle ou on apprend à être un homme. L’école de la vie.

J’ai adopter sa religion, celle du respect de la vie.
De la mère nature, des oiseaux et des mammifères marins;
Mais il savait respecter aussi les autres conneries.
Plus chrétien que le pape, il avait le cœur sur la main.

Je vais vous faire part d’un secret qui ne date pas d’hier
Qu’aujourd’hui,je vais vous révéler, ne pouvant me taire :
Vous savez le prince charmant, c’est mon Grand-père.
Et sa princesse, Blanche-neige, c’était ma grand-mère.

Mais le prince charmant s’en est allé chemin faisant,
Emmenant avec lui la légende vivante des contes fées,
Les histoires magiques du petit garçon et de son crin blanc,
Et que ce soit de guerre ou de paix, toutes ses histoires vraies .

Mon grand-père, c’est l’homme le plus intelligent
Qu’il m’ait été donné de connaître en 42 ans de vie.
Autoritaire, certes. Mais tellement gentil et prévenant;
De lui nous garderons une image emplie de mélancolie.

Son regard se remplissait avec tant d’amour chaque fois qu’il me parlait!
J’ai tenu sa main si douce et me suis plongée dans son regard si beau.
Dans le miroir de son âme j’y ai contemplé une vie qui se déroulait.
Dans mon cœur, son sourire merveilleux y sera en sécurité, tel un joyau.

Parrain, je suis si fière d’être ton petit fils!
Les premiers jours sans toi sont pluvieux,
Si tu te rappelle, sur une carte, je te l’ai écrit jadis
Parrain, tu es mon exemple, Tu es mon Dieu.

Depuis Aout 2004, lorsque ma Bonnette, est partie,
Il s’est mis à dériver, et depuis ce jour chagrin,
Je sais que deux êtres qui s’aiment toute une vie,
Ca existe, et pas uniquement dans les films de Gabin.

C’est si important de le savoir et de le transmettre à nos enfants!
On rêve tous de tomber sur la bonne personne à aimer,
Celle avec laquelle on voudrait construire un couple charmant.
Mais on oublie toujours une chose: laisser la magie opérer.

Il m’a appris, a ne pas croire que pour une personne je suis né.
Que pour chacun de nous,il existe une âme sœur à aimer.
Qu’il ne faut pas la chercher. Juste laisser la magie opérer…
Laisser la magie faire. Laissez les sentiments la trouver.

Et une fois trouvée, le couple formé
Même si la pluie fouette les cœurs fatigués,
Il y a une chose qu’on ne doit jamais oublier
L’Amour est plus fort que tout et peu tout surpasser

Voilà ! Mon grand-père est monté sur son voilier,
Une brise chaude s’est doucement mise à souffler
Soudainement les grandes voiles, se sont gonflées.
L’encre a été remontée au moment où lui seul l’a décidé.

La mer a ouvert un chemin sans regarder en arrière
Et le bateau majestueux a glissé vers le soleil.
L’horizon lui a ouvert ses bras de lumière
Et l’a accueilli, sereinement, dans son sommeil.

Ma jolie grand-mère a perdu son chagrin, a retrouver le rire
Car elle sait, qu’aujourd’hui, Parrain est en route vers elle.
Doucement, dans un dernier soupir, dans un dernier sourire…
Son Quick va enfin rejoindre celle qui pour lui était la plus belle.

Mes grand-parents seront à nouveau heureux.
Car ils vont se retrouver comme avant
Bras dessus- dessous, juste à eux deux
Et préparer notre venue dans quelques temps.

Et moi, moi aussi je sais , Car mon Parrain me l’a raconté
Que lorsqu’un bateau largue les amarres et passe l’horizon,
Voguant de toute sa splendeur sur l’océan de l’éternité …
Il ne disparait pas, il continue à exister,

Il ne s’est pas envolé comme l’écrivait le poète
Il n’est pas monter au ciel comme disent les curés
D’avoir donné tant d’amour son cœur s’est arrêté tout bête
Il a cassé sa pipe, il a calanché mais il ne nous a pas abandonné.

Pourtant au moment de faire nos adieux,
Une larme en cadeau au coin des yeux ,
Le cœur est lourd et douloureux,
Mais plein d’amour pour ces gens si précieux

Pour Tetan et Tonton, Pour Parrain et Bobonne,
Pour ces gens qu’on appelle, respectueusement, nos vieux.

(c) 2006 Didier SEHA

(http://poemier.seha.be)

And like William Shakespear said in The Tempest :

We are such stuff

As dreams are made on and our little life

Is rounded with a sleep… »

Parrain
Charles WYNS 28 Septembre 1910 – 3 octobre 2006

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mai 13th, 2006 by didier


Sarah, Renaud, Alexia, Quentin, Cassandra, Inaki
Et puis vous tous qui avez encore votre papa près de vous
Ecoutez ce que j’ai à vous dire, et lorsque vous rentrerez chez vous,
Appelez votre papa pour lui dire ce que vos ressentez pour lui
Mon tonton Jacky et maintenant mon papa ne savent pas ce qu’ils représentent pour moi, car je n’ai pas eu la vivacité d’esprit ni pris le temps de leur dire que je les aimais.

Pour moi … un papa, Sarah
Ca fais tant le fou que tu te dis mais qu’est-ce que c’est que ça
Ca chante dans sa douche et ça t’apporte de la joie
Et puis même des fois ça danse le rock quand c’est là

Un papa Renaud,
Ca t’apprend à réparer un vélo
Ca t’apprend à conduire son auto
Ca t’empêche même de te tuer à moto

Un papa Alexia
Ca t’embrasse et te rempli de joie
Ca te protège des hommes et des lois
Ca te serre tendrement dans ses bras

Un papa Quentin
Ca fait de la bonne mousse au chocolat fin
Ca t’emmène parfois au resto grecque du coin
Ca va chercher les pistolets le dimanche matin

Oui, je sais Inaki,
Un papa ça rouspette et parfois ça crie aussi
Ca te fais la morale, te fais respecter la vie
Ca t’explique la nature, te fais découvrir son pays

Mais un papa Cassandra,
Ca fait pleurer nos coeurs, et ça fait mal quand ça s’en va
Ca fait place à un grand silence quand il n’est plus là
Le monde est plus lourd quand ça passe dans l’au de là

Un Papy,
C’est, dans nos vies, un grand vide quand c’est parti
C’est une nouvelle branche morte, dans notre arbre de vie
Ca sème des regrets quand, sans un au revoir, il rejoint le paradis

On aimerait hurler, mais ça ne sert à rien
On voudrait parler, mais on ne dit rien
On se pose des questions, on se dit pourquoi ?
Pourquoi lui, Pourquoi mon papa à moi ?
Mais finalement on ne sait pas

On voudrait casser la salle à manger
On en veut au monde entier
On voudrait tout oublier, ne plus penser
Surtout ne plus bouger, ne pas se réveiller

Mais on ne peut pas
Quel foutoir quand papa s’en va

Et puis, un jour, à nouveau on sourit
Oh bien sûre jamais on n’oublie
Mais la douleur s’atténue
Et puis la vie reprend le dessus
Elle continue
Et on se rend compte soudain
Que, même si on ne voit rien
Un papa . . .
Ca entoure encore et pour toujours les siens

Alors on lui confie tout
On lui parle de nous
De nos joies, de nos chagrins
De nos problèmes, de petits riens
On lui parle dans son coeur
Et petit à petit, cette immense douleur
S’en va, en même temps que nos rancoeurs

Même si on ne le voit pas
Un papa, ça guide nos pas
Ca veille ici bas
Un papa ce n’est jamais loin de toi
Car, et il te l’a dit, un papa ça voit tout, ça sait déjà
Tous ce que nous, ses descendants, nous ne voyons pas

Dans nos coeurs, refuge ultime des absents
Reposent en paix nos disparus toujours présents
Pour nous guider sur le chemin des vivants
Pour aimer, éduquer et protéger nos enfants
….
….
Papa
Pareille au voilier, la ligne de l’horizon, tu vas dépasser
Au moment où tu disparaîtra, comme il y a 70 ans déjà
Quelqu’un explosera de joie : ‘Il est arrivé, le voilà!’
Bon voyage et soit heureux dans ta nouvelle vie, mon petit papounet à moi.


Musique Raphy Raphael Les papas ça pleurent aussi.

(c) 2006 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

texte protégé par Copyright

juillet 11th, 2004 by didier


« La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse gouté ;
peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger,
sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray
pour se lier à d’autres plus récents ;
peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire,
rien ne survivait, tout s’était désagrégé ;
les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie,
si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou,
ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de
rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste,
après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules,
plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes,
plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes,
à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir,
sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

Cet extrait de la Madeleine de Marcel Proust représente vraiment les sentiments que nous éprouvons depuis une semaine, ainsi que toute notre enfance avec notre grand-mère,avec notre bonnette.
L’odeur du cramique juste pas suffisamment cuit, pour laisser en son coeur une pâte crue,
délice dont nous raffolions et elle le savait …
La saveur de ses carbonnades flamandes et de la tartine à la moutarde différente de celle de Tetan mais délicieuse quand même, ou celle des tripes de Troie et puis le sempiternel steak frite salade du samedi …Mais derrières tous ses petits plats se dissimilaient toutes ses petites attentions dont elle avait le secret,et qui aujourd’hui retrouvent toute leur importance.
Que ce soit les mercredi après-midi, ou pendant les vacances,nous aimions allé à « Bekopem », cet havre de paix, où nous étions choyés, dorloté, adoré.
Je souhaite à tous les enfants de la terre d’avoir une grand-mère comme nous avions,
Car l’enfance est cette partie de la vie qui dessine notre histoire, trace notre route, et d’être ainsi entouré de tendresse et de sagesse comme nous l’avons été par Maman,Parrain et Bobonne, mais aussi Tetan, Toton et Marraine, nous aide chaque jour a surmonter toutes les difficultés.

(c) 2004 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)


texte protégé par Copyright

juin 26th, 2004 by didier



Bonnette,

De notre plus tendre enfance
Jusqu’à aujourd’hui
Tu as, par ta présence
Illuminé nos vies.

De tes sourires, et de ton amour
Nous nous souviendrons toujours.
Ta place est dans chacun de nos coeurs
Car tu as largement contribué à notre bonheur.

En tant qu’épouse, mère, grand-mère et arrière grand mère,
Tu as été, et tu resteras à tout jamais
Une femme extraordinaire que nous allons regretter.
Déjà tous petits, tu nous as appris

La bonté, l’amour et l’humilité
Ces petites graines que tu as semées
Au fil des années ont germés
Les racines de cet inestimable trésor

Que tu nous laisses
Sont aussi inébranlables que l’a été
Ton amour pour nous.
Nous voulions simplement te remercier

D’avoir été à nos côtés quand il le fallait
Sur tes traces nous allons continuer à marcher
Et le flambeau que tu nous as transmis
Nous sommes fiers de le porter

Notre chagrin ne sera pas facile à surmonter
Notre seule consolation est que désormais
Au revoir Bonnette. Tu reposes en paix.
Nous ne cesserons jamais de t’aimer.

(c) 2006 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

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juin 23rd, 2003 by didier


tonton.JPG

Alors, c’est fini pour de bon, tu as donné la pipe !
Tu ne m’as pas laissé le temps, chantait David
Je n’ai pu te dire :’Tonton, tu es un chouette type.

Trop peu de temps, je suis resté à tes côtés
Dieu merci de m’avoir fait te rencontrer
Jamais je ne regretterai de t’avoir aimer.

Toi, t’es partis là-bas, moi, je reste maintenant ici,
Mais là-bas, après tout, ce n’est pas loin d’ici.
C’est cet endroit où nos rêves ne sont plus étroit.

Je ne sais pas où, mais On s’est donnés rendez-vous,
On s’est fixé un rancard, dans un futur encore flou,
C’est certain, on se retrouvera, Dieu sait où.

Sans toi, le tic tac de l’horloge continue
Aussi vite, aussi inlassablement, elle se mue,
Et moi, je me rapproche du coin de ta rue.

Maintenant je prends congé de toi, je dois y aller
Pourtant mon coeur lui, reste à tes côtés,
Et mes pensées, toujours, vers toi sont tournées.

Dors doucement, tu l’a bien mérité
Tu t’es battu, et ta dernière bougie, tu l’ as soufflée
Mais va maintenant, Mon Ami, Mon tonton ailé.

Et rêve pour l’éternité en paix
Comme dans le temps, lorsque petit j’étais,
Et qu’au coin du feu, une histoire tu contais.

Tu étais mon étoile du berger
Et je me rappelle ce que tu me disais
Dans mon cœur, toujours fidèle je te resterai

Sans toi, la vie n’est plus pareille, un peu vide.
Et je ne sais que dire de plus dans cette missive,
Si ce n’est que ma douleur est vive.

Sans toi, Tonton

(c)2003 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

Mon vieux Bonhomme

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