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mars 9th, 2013 by didier


Si le désir avait une couleur
Ne ne serait pas le rouge,
Mais bien celle du chocolat

Si le désir avait une odeur
Ce serait celle de ton parfum
Mêlé à celle du chocolat

Si le désir avait une texture,
Ce serait celle de ta peau
Que j’enduirais de chocolat

Si le désir avait des mots
Je viendrais les lire
Sur tes lèvres au goût de chocolat

Si le désir frappait à ma porte,
Ce serait surement toi
M’apportant un bout de chocolat

Merci pour ce moment d’intense sensation
Merci pour ce petit morceau de chocolat
Merci car comme lui, je fond entre tes doigts

(c) 2013 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

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janvier 9th, 2013 by didier


Je partageais ses joies, Je partageais ses peines.
J’étais toujours là, ma vie était la sienne.
Petite fille elle ne voulait pas me partager.
J’étais dans son cœur jalousement gardé.
Le soir elle me prenait sous ses draps
Avant de s’endormir, elle me câlinait parfois.

Quand elle est devenue jeune adolescente,
Elle découvrit son corps, duvet sur la fente.
Elle me le fit explorer avec elle, en secret.
Utilisant ma douceurs quand elle se caressait.
Souvent le soir avec moi du plaisir elle se donnait
J’étais bien placé lorsqu’elle en jouissait.

Puis un jour, un jeune homme est entré
Ils se sont embrassés, il m’a écrasé.
Dans son dos, je me débattais, applati.
Je devais le gêner, brutalement il m’a pris.
Il m’a jeté sur le côté, je tombai de son lit
Et puis le lapin et son petit chien aussi.

C’est ainsi que j’ai assisté à son dépucelage
Ses gémissements résonnaient tel un orage
Une fois que le soldat rejoignit sa base
Elle resta un long moment couchée, en extase
Lorsqu’elle repris ses esprits, un peu plus tard
Elle nous ramassa, mais pas pour nous mettre au placard.

Plus besoin de nous, elle monta au grenier
Pour dans une malle, rapidement nous jeter
Je ne sais pas combien de temps nous y avons séjournés
Mais un beau jours, la malle perdue dans ce grenier
S’est ouverte, et dans un sac gris, elle nous a fourrés
Dans le froid, sur le trottoir, elle l’a déposé

Au petit matin, un bruit de ferraille m’a réveillé
Un bruit sourd m’a subitement effrayé !
Je compris que je n’étais même plus un souvenir,
Car je voyais déjà ma dernière heure venir.
N’y a-t-il donc personne pour venir me sauver ?
Une douce et délicieuse qui voudrait me choyer ?

Une fille à qui, pour toujours, je jurerais fidélité.
Ourson, ayant servi cherchant nouveau foyer.
Ourson, doux, tendre, affectueux et expérimenté.

(c) 2013 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

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novembre 18th, 2012 by didier


Pluie du jours,
Tu mouilles mes Amours.

Pluie du matin,
Tu adoucis mon chagrin.

Pluie du soir,
Tu allourdis mon caffard.

Pluie de la nuit,
Tu calmes mes envies.

Pluie du dimanche,
Tu ruiselles de larmes d’Anges.

Pluie Tropicale,
Tu fais tellement de mal.

Pluie de printemps,
Tu parfumes mes sentiments.

Pluie d’été,
Tu rafraîchis son corps perlé.

Pluie d’automne,
Tu bénis ma fièrté d’homme.

Pluie d’hiver,
Tu gèles mon imaginaire.

Pluie diluvienne,
Tu t’abats et disparait comme une chienne

Pluie passagère,
Tu ne m’enchantes guerre.

Pluie d’or et de diamants,
Tu enchantes les enfants.

Pluie douche,
Tu mets l’eau à la bouche.

Pluie fine,
Tu es si féminine.

Pluie de roses,
Ta douceur me rend toute chose.

Pluie de baisers,
Tu réchauffes mon coeur blessé.

Pluie d’étoiles dans ses yeux,
Je me sentais merveilleux.

(c) 2012 Didier SEHA

(http://poemier.seha.be)

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septembre 12th, 2008 by didier

blues.jpg

Je cherche des refrains
Pour écrire une histoire.
Livide devant l’écritoire,
J’ai perdus mes  quatrains.

Où ont-il bien pu s’égarer ?
Dans quel cœur, sur quel chemin ?
Une flaque d’eau comme parchemin,
Où se reflète mon image attristée.

Mes rimes disparaissent enfin
Dans un trou de ma mémoire.
Désertant le centre du grimoire
Desséchant mon cœur d’écrivain..

Tous mes mots tendres et doux,
S’envolent dans le petit matin.
Mes rêves sur sa peau de satin,
S’évaporent sans plus de goût.

Mon âme fanée n’a plus corps.
Elle ressemble à un vieux chiffon..
Comme ces rides sur mon front,
Me rappellent l’imminence de la mort.

Ma plume s’assèche,un plus chaque jours.
Ma bougie n’éclaire plus que l’abîme.
Mes vers n’ont plus rien de sublimes.
Le papier blanc, jauni près des contours.

blues.jpg
(c) 2008 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

décembre 10th, 2006 by didier


colombe.jpg

J’aimerais donner des ailes à ma liberté
M’envoler dans l’espace où rien ne s’efface
Effleurer l’essence de mon éternité :
Ce désir singulier qui jamais ne me lasse.

J’aimerais m’alléger de mes propres pensées ;
Délestant le passé, inventer le bonheur,
Savourer simplement ce goût d’inachevé,
Et m’offrir tout entier au grand amour de l’heure.

J’aimerais m’allonger comme une ombre éperdue
Dans le grand pré fleuri au regard vespéral
Offrir à l’horizon, l’espérance ténue :
Approcher lentement l’infinitésimal.

J’aimerais naufrager en de belles tempêtes
M’étourdir dans l’amour, jusque dans l’absolu :
Puis faire du tout et rien ma sublime conquête
Etre riche de tout dans un monde inconnu.

J’aimerais donner des ailes à ma liberté
M’envoler dans l’espace où rien ne s’efface
Effleurer l’essence de « ton » éternité
Ce désir qui m’étreint et jamais ne me lasse.

(c) 2006 Didier SEHA

(http://poemier.seha.be)

Pensées de colombe.jpg

Dédié à toutes celles et tout ceux qui n’ont pas le droit de penser librement.

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